Radiographie d'une menace islamo-gauchiste : LFI, Jeune Garde et Génération EDR
- mohamedlouizi
- il y a 2 jours
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Alors que l’ombre de la tragédie liée au meurtre de Quentin Deranque plane sur nos mémoires, une réalité plus sombre menace sérieusement le cœur de nos institutions nationales et de notre démocratie locale. À quelques jours du scrutin du 1er tour des Élections municipales, je vous propose ce décryptage composé de 20 documents audiovisuels pour décrire factuellement l’alliance islamo-gauchiste qui s’est nouée ces dernières années autour de la gauche-pastèque (LFI, EELV, PIR, PCF), de «la Jeune Garde», de collectifs comme «Urgence Palestine», du réseau des Frères musulmans (CCIE, EMF, Basket pour toutes,…) et des groupuscules bobos wokistes, accros au Quotidien et abreuvés de subventions.
Pour bien comprendre l'étendue de ce réseau, il faut d'abord observer sa géographie. De Strasbourg à Montpellier ; de Chalon-sur-Saône à Avignon ; de Roubaix à Marseille, en passant par Lyon, fief historique de la structure jeunesse de la galaxie de Tariq Ramadan (UJM, CRI, AVS, Éditions Tawhid,…) ; de Lille au Havre, en passant par Évry-Couronnes, ces 20 documents lèvent le voile sur une stratégie d’entrisme politique méthodique, où l'agitation de rue, la confrontation physique sous le paravent de l’antifascisme et le clientélisme électoral ne font plus qu'un.
Cette dynamique locale s'inscrit d'ailleurs dans un contexte géopolitique bien plus vaste. Au moment où le grand peuple iranien lutte au prix de sa vie pour se débarrasser du régime tyrannique des mollahs et de la milice terroriste des «Gardiens de la révolution», des agents d'influence en France agissent à la solde du Qatar, de la Turquie, de l’Algérie et de l’Autorité palestinienne pour corrompre des femmes et des hommes politiques ainsi que des journalistes afin de servir l’agenda islamique séparatiste, sécessionniste, sous couvert de luttes sociales, de soutien aux Palestiniens et de lutte contre de prétendues «violences policières» et «islamophobie d’État».
L'héritage et la mutation des structures
Pour saisir la profondeur du phénomène, un rappel historique s'impose. Le presque siècle qui nous sépare de la création des Frères musulmans en 1928 nous enseigne qu’à chaque fois que cette mouvance était en difficulté, ou sous pression, ou sous le coup d’une dissolution, elle a toujours su infiltrer, activer et radicaliser les mouvements de la jeunesse. Elle les a toujours poussés à la confrontation directe avec l’Etat, comme étape intermédiaire avant le passage au jihad armé au nom de «l’autodéfense», de «la résistance» et de «l’intifada». Consécutivement à l'éviction de Mohamed Morsi en 2013, une jeunesse issue des Frères musulmans s'est massivement radicalisée, basculant vers le jihadisme au Sinaï ou fondant des cellules combattantes comme Hasam. Ces jeunes militants ont alors multiplié les attentats sur le sol égyptien, ciblant juges, soldats et policiers.
C’est précisément ce modèle de mutation que nous observons aujourd'hui sur notre sol. On a dissous «La Jeune Garde» à Lyon, mais le collectif GEDR islamogauchiste s’enracine partout ailleurs. Ses jeunes, séduits par «l’humour» de Belattar, entrent dans la danse sur les notes de Médine. Ils apprennent les leçons de victimisation en écoutant PDH et en lisant «nous.». Ils boivent sans modération les insanités incantatoires de «Jolapeh». Ils sortent de l’entonnoir radical, sous les applaudissements de Sihem et de Hala, avec un drapeau palestinien à la main et la haine des Juifs au cœur, prêts à faire «l’intifada» à Paris et à Marseille. Les exhortations d’Imzalène et de Timour-Safad al-Rifaï ancrent la colère dans le dogme frérosalafiste.
L'exemple le plus frappant de cette capacité de recyclage est sans doute celui du CCIF. En octobre 2020, l’ex-ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a engagé la procédure de dissolution du CCIF, l’un des outils victimaires des Frères musulmans en France. Avant que la dissolution ne soit effective et adoptée officiellement par le Conseil des ministres, le CCIF, conseillé par l’armada d’avocats des islamistes, s’est auto-dissous. En vérité, il a sauvé et déplacé ses actifs à Bruxelles, vers une autre officine qui s’appelle le CCIE, mais il a recyclé l’ensemble de ses activistes en France. Des bébés CCIF ont vu le jour et ne cessent depuis de s’infiltrer partout.
Ces nouveaux visages se déploient désormais sous diverses étiquettes. Certains s’occupent de la plateforme LES Musulmans. D’autres, sans étiquette, tissent des liens avec le PIR, le comité «Vérité pour Adama» et «Justice pour Nahel», entre autres. D’autres encore ont pactisé avec Raphaël Arnault et sa milice de «La Jeune Garde». Une alliance qui s’avère fructueuse, car le 12 mars 2025, à quelques jour du 15 mars ou ladite «journée internationale contre l’islamophobie», le CCIF – que l’Etat a dissous – est entré par la grande porte au Palais Bourbon.
Mais le constat ne s'arrête pas à une simple présence physique. Il n’était pas seul. A ses côtés, il y avait aussi l’association des Etudiants Musulmans de France (EMF), branche étudiante des Frères musulmans ainsi que d’autres activistes frérosalafistes qui haïssent la France et ne veulent pas moins que sa déconstruction, y compris sur les terrains du basket. Raphaël Arnault a même exécuté fièrement le symbole de « La Jeune Garde », trois doigts et un rond, à côté d’autres députés LFI : Farida Amrani, Aly Diouara, Carlos Martens Bilongo, Ersilia Soudais. La présidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet, a publié un communiqué, et ce fut tout…
La stratégie de l'infiltration "comme de l'eau"
Face à la menace de dissolution, la réponse des intéressés est sans ambiguïté. Les 29 avril et 6 mai 2025, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé l’engagement de procédures contradictoires en vue de la dissolution de «La Jeune Garde», d’«Urgence Palestine» et de «Lyon Populaire». Cependant, bien avant cette échéance, les leaders de «La Jeune Garde» et d’«Urgence Palestine», Raphaël Arnault et Omar Alsoumi, avaient déclaré sur l’antenne d’Orient XXI — média fondé par Alain Gresh — que toute éventuelle dissolution serait vaine. Ils ont affirmé que la reconstruction s'opérerait immédiatement par des mécanismes de mutation, d’infiltration et de coalition : «comme de l’eau qui s’infiltre partout», pour reprendre les mots du député LFI. Quant à Omar Alsoumi, il a annoncé développer avec d'autres un nouveau collectif intitulé «Guerre à la guerre»...
Il est donc crucial de mettre des noms sur cette nouvelle garde qui monte en puissance. Vous connaissez très bien Raphaël Arnault, mais peut-être un peu moins : Yassine Benyettou, Rania Daki, Sofia Tizaoui, Zine-Eddine Messaoudi, Hudayfa Bouafi, Suline Astreide, Assia Bensamaïl, Manès Nadel, Loubna Réguig… Et pourtant, ces noms sont ceux de tous ces jeunes qui représentent tant de structures associatives et syndicales et qui se coalisent désormais pour former un collectif redoutable 2 en 1 : l’héritage idéologique victimaire du CCIF couplé avec la force de frappe de «La Jeune Garde». Ce collectif, lancé sur les réseaux sociaux au printemps 2025, s’appelle : «Génération Espoir, Dignité et Résistance» (GEDR)...
Le mode opératoire de ce lancement est lui aussi très révélateur. Le lancement médiatique de ce collectif s’est fait sur les ondes PIR de l’antenne décoloniale PDH (Paroles D’Honneur). Ce sont deux jeunes, un garçon et une fille, Yassine Benyettou et Assia Bensamaïl qui en ont assuré la promotion. Tous les deux militent dans une association de quartier dénommée RED Jeunes. Le thème de «l’islamophobie» est mis au centre. Sur le plateau, il y avait aussi l’imam autoproclamé et surtout radical, Noureddine Aoussat, qui soutient ce nouveau collectif et l’encourage à livrer le combat de la «dignité», de la «résistance», et de la «résilience».
Il faut ici s'arrêter un instant sur la sémantique utilisée. Avis aux non-initiés : dans la bouche d’un islamiste, quand vous entendez le mot «résistance», cela signifie toute forme de lutte y compris le recours aux armes létales. L’acronyme Hamas signifie en français «Mouvement de résistance islamique». La bible du jihad de l’Etat Islamique, écrite par Abou Moussab al-Souri, s’intitule : Appel à la résistance islamique mondiale. Tariq Ramadan dans son essai De l’islam et des musulmans, réflexions sur l’Homme, la réforme, la guerre et l’Occident (Presses du Châtelet – 2014) a écrit cette fatwa :
«Si une femme ou un homme est clairement persécuté pour sa religion, elle ou il a le droit de résister. Cette résistance devra être pensée à la mesure de l’oppression ou de la persécution auxquelles on fait face : les armes sont l’ultime recours si toutes les autres voies sont inopérantes et qu’on se trouve dans une situation de total déni de droit et/ou sous une domination injuste, éradicatrice ou génocidaire. Les musulmans doivent alors réagir et résister.» (p. 145).
En somme, si vous avez aimé «La Jeune Garde», vous allez adorer Génération EDR. Découvrons quelques aspects du profil du cofondateur de Génération EDR. Il s’appelle Yassine Benyettou, secrétaire national de RED Jeunes et ex-candidat du Nouveau Front Populaire dans la 5e circonscription des Yvelines, soutenu par Mathilde Panot face à Yaël Braun-Pivet. Ses mentors sont des auto-entrepreneurs de la radicalisation dans les banlieues : Amal Bentounsi, fondatrice du collectif «Urgence, notre police assassine» ; Yessa Belkhodja, militante décoloniale et membre du collectif de défense des jeunes de Mantes-la-Jolie, ou encore Omar Slaouti, auteur de Racismes de France, membre du collectif «Vérité et Justice pour Ali Ziri». Récemment, il s’en est pris à la Tunique du Christ de la basilique d’Argenteuil. Yassine Benyettou, qui veut prendre le pouvoir et le contrôle de la narration dans les banlieues, dit que le moment de bascule est arrivé…
Quelques portraits d'une génération de rupture
Aux côtés de Benyettou, d'autres figures émergent avec la même détermination. Figure montante du néofascisme (aka «antifascisme») lyonnais depuis 2023, Zine-Eddine Messaoudi, Franco-Algérien, incarne cette nouvelle garde brutale opérant une jonction stratégique entre le syndicalisme lycéen et le néofascisme radical au sein de «La Jeune Garde». Porte-parole médiatique de «La Jeune Garde» et influenceur engagé, il déploie un plan d'action hybride, alliant mobilisations de terrain, type coup de poing, et travail de mémoire décolonial, tout en tissant des liens étroits avec les instances de la gauche radicale institutionnelle (LFI) pour porter des luttes intersectionnelles et insurrectionnelles.
Son action s'accompagne d'un discours de plus en plus agressif. Son ascension s'inscrit dans un climat de forte tension sociale et sécuritaire, le plaçant au cœur d'un projet de déstabilisation globale, marquée par une volonté assumée de recourir à «l'autodéfense» sous forme de milices violentes de rue face à tout ce que lui et ses comparses désignent comme étant «l'extrême droite». Dans sa bouche, deux mots sont débités en boucle : «Palestine» et «islamophobie»…
Ce réseau s'étend bien au-delà de Lyon, comme en témoigne le cas de Strasbourg. Cem Yoldas, Franco-Turc, s'impose comme une figure de proue du néofascisme (aka «antifascisme») à Strasbourg, conjuguant un ancrage local sulfureux en tant que deuxième porte-parole national de «La Jeune Garde». Son activisme, marqué par une stratégie milicienne de «tenue de la rue» et d' «autodéfense» collective, s'articule autour d'un réseau d'influence puissant liant l’extrême-gauche parlementaire (LFI, NPA), les syndicats de combat (CGT, Solidaires) et des luttes internationales de haute intensité, notamment en soutien à la cause du Hamas palestinien.
L'inquiétude que soulève son profil est immédiate pour l'ordre public. Entre mobilisations sociales et actions directes, Yoldas incarne à lui seul une ligne de front qui devrait inquiéter les services de l’Etat. Action coup de poing, entrainement collectif des forces de Gauche et d’extrême-gauche, pression communautariste sur la mairie, Cem Yoldas s’est porté candidat pour les Municipales à Strasbourg, en diffusant des tracts en arabe, avant qu’il ne soit contraint de jeter l’éponge après le meurtre de Quentin Deranque. Il a perdu une bataille mais compte gagner la guerre si on le laisse faire…
Le modèle de la déstabilisation hybride
Il est frappant de noter les similitudes de ce mouvement avec des phénomènes observés à l'étranger. La Génération EDR a plusieurs traits communs avec la GEN Z qui a manifesté l’année dernière un peu partout à travers le monde, et plus particulièrement au Maroc, sous l’étiquette GEN Z 212. Cette dernière s’est organisée tactiquement via le réseau semi-privé «Discord» pour créer des espaces segmentés par ville, par thématique, afin de diffuser des consignes précises loin des canaux de surveillance classique. Au début, elle a utilisé les leviers de la contestation contre le coût de la vie et les réformes sociales au Maroc avant de réclamer des réformes politiques et institutionnelles profondes et insurrectionnelles. Le recrutement se faisait via TikTok et Instagram et se prolongeait dans les rues enflammées.
Derrière cette agitation juvénile, les influences idéologiques sont rapidement identifiées. Très vite, la main manipulatrice de l’internationale islamiste est apparue, surtout lorsque la militante frériste yéménite, Tawakkoul Karman, a partagé depuis Istanbul une vidéo en expliquant que les jeunes manifestants étaient en train de prendre d'assaut le Palais royal de Rabat. Cette politisation forcée a fini par diviser le mouvement. Une grande partie de la population marocaine, bien que critique envers le gouvernement, et non envers le roi, s'est désolidarisée de GEN Z 212 dès lors que des agendas étrangers et islamistes ont semblé prendre le contrôle de la narration, de l’insurrection.
Ce laboratoire étranger doit nous servir d'alerte. Le cas du mouvement GEN Z 212 au Maroc constitue de mon point de vue un laboratoire des nouvelles formes de déstabilisation hybride. Ce qui a commencé comme une frustration générationnelle s'est transformé en un bras de fer géopolitique, offrant des leçons cruciales pour nous éviter un funeste «printemps français» qui bordélisera la France à la grande joie de Mélenchon, Tebboune, Tamîm et Erdogan. La France devra établir un REX (retour sur expérience) pour comprendre et prévenir ces formes d'ingérence qui instrumentalisent les jeunes.
Même les bastions traditionnels de la gauche ne sont plus épargnés par cette mutation. Dans cette vidéo, on découvre d’autres visages juvéniles de ce GEDR du mal qui militent là où on s’y attend le moins, notamment au PCF et à la JC (Jeunesse communiste), un voile islamique sur la tête. L’étonnement s’efface lorsque les aînés ont réussi à mettre un turban à Karl Marx et exigent désormais de «légaliser l’opium du peuple», l’islam en l’occurrence, comme le réclame la couverture du n°4 de la revue islamogauchiste «nous.»

Les cinq couches de l'ingénierie de l'embrigadement
Pour approcher cette jeunesse, une méthode très structurée a été mise en place. Pour approcher cette jeunesse, l’endoctriner et l’embrigader, le discours dogmatique religieux ne peut séduire et fonctionner immédiatement. La couche dogmatique, bien qu’elle soit la plus profonde et la plus importante, est bien enterrée en dessous de quatre autres couches successives : l’humour et la dérision ; la musique et le rap ; l’hystérisation des esprits jeunes par le discours victimaire et «l’islamophobie» et, en quatrième couche, le discours identitaire mémorial religieux et ethnique.
Le premier contact se fait presque toujours sous le masque de la légèreté. Ce ne sont pas les imams qui ouvrent la porte mais de prétendus «humoristes» à l’image de Yassine Belattar, Waly Dia, Guillaume Meurice ou Blanche Gardin. Cette couche superficielle et légère est la plus efficace pour briser toute barrière mentale et utiliser le rire comme badge d’accès. L'humour, les mèmes, la dérision des valeurs et traditions de la France permettent de faire passer doucement des idées radicales sous couvert de second degré. Cela déconstruit les figures d’autorité, s’attaque aux piliers de la culture française et rend ridicule «presque tout» ce qui est respectable ou sacré. Je dis presque car ces courageux «humoristes» ne sont pas Charlie et n’osent pas critiquer l’islam. Leur obsession c’est la culture française et ses symboles.
Ce bouclier de l'ironie est une arme redoutable contre toute critique. Sous le bouclier de l’ironie, ils désarment tout reproche. Ainsi, si vous attaquez l'idée, on vous répond que c'est juste une blague, une vanne. C'est le stade de la séduction. L’entre-soi est créé. La complicité devient immédiate. Comprendre une vanne et ricaner en regardant Quotidien sur TMC ou en écoutant les militants gauchistes de l’audiovisuel public, c'est appartenir au camp du bien, des «éveillés», des «rebelles», face aux «boomers» ou aux «dominants».
Une fois le terrain déblayé par l'humour, c'est au tour de la musique d'intervenir. Si l'humour déconstruit, le rap reconstruit une mythologie d’appartenance. Il est le moteur émotionnel qui transforme le ressentiment en identité. Le quartier est sacralisé et la banlieue transformée en une zone de «résistance» et d’émeute. Il crée une géographie mentale où l'État est perçu comme une force d'occupation étrangère. Le territoire est ainsi occupé conjointement par le dealer et l’imam. Le rap fournit à la jeunesse de nouveaux codes linguistiques, vestimentaires et comportementaux qui marquent la séparation nette avec la culture majoritaire. Il rend la radicalité esthétique voire désirable.
C'est à ce niveau que l'alliance politique se concrétise réellement. Tel un pont, c'est ici que l'alliance entre gauche radicale et islam politique est la plus visible et la plus redoutable aussi. On voit apparaître dans les textes un mélange de vocabulaire marxiste, de revendications politiques et de références islamiques et identitaires. Médine devient un porte-parole politique, souvent adoubé par des élus et intellectuels de gauche qui y voient la voix du «nouveau peuple» créolisé qui viendrait grand-remplacer, par la démographie, le peuple français, et par l’idéologie, le récit national historique. On chante la Palestine, dans les bras de Rima Hassan, pour détruire la France…
L'étape suivante consiste à transformer ce public en une foule mobilisable. La place est maintenant remplie. «Humoristes» et rappeurs ont attiré bon nombre de proies jeunes et immatures. Place désormais aux discours victimaires d’hystérisation de la foule dont l’objectif est d’importer l’intifada pour mettre à sac la France. Le GEDR reprend les éléments de langage du CCIE, d’Amal Bentounsi et du clan Adama. Les activistes de l’association «Perspectives musulmanes» enflamment les tribunes, sous le regard attentif de la Préfecture de Paris. Sophia Chikirou s’en prend aux journalistes et caresse le ressentiment algérien à l’encontre de la France. La radio numérique PDH, citée ci-dessus, tend le micro à Francesca Albanese pour propager sa haine d’Israël. Cette même radio soutient publiquement Hassan Iquioussen et toutes les personnes et associations frérosalafistes.
Le contenu idéologique s'affine alors pour devenir exclusif. Dans ce milieu, on mange du couscous à la gloire du Hamas et on promet les quatre numéros de la revue «nous.», consacrés respectivement aux thèmes :
«Genre et empire, l’impasse du progressisme»,
«Terrorisme, c’est celui qui dit qui est !»,
«"Petits blancs", fascisme ou révolution.»,
et «Légalisons l’opium du peuple !».
Dans cette phase, la langue elle-même devient un outil de combat. Dans ce dispositif, l’expression «actes anti-musulmans» est rejetée. Seul le terme «islamophobie» est utilisé comme arme sémantique pour inhiber toute critique et remise en question du dogme islamique (la couche 5). Cela paralyse le débat rationnel. Le jeune adopte la posture identitaire de l’assiégé. Il est désormais convaincu que la société française le déteste. Cela crée un réflexe de survie qui le pousse à se réfugier dans les couches plus profondes de l'identité de remplacement et l’islam...
La réécriture de l'histoire comme moteur de haine
Vient alors le temps de la substitution mémorielle. Place désormais au discours identitaire, mémorial, religieux et ethnique. Cette 4e couche est celle qui transforme le ressentiment individuel de malaise en une filiation historique. Elle donne au jeune une généalogie de la «résistance» et du jihad armé. Ici, on ne parle pas d'histoire au sens académique nuançant des faits et des dates et interrogeant la solidité narrative de toute historiographie.
L'objectif est ici purement politique et émotionnel. L’objet de cette couche est plutôt mémorial qu’historique. On cherche à manipuler la mémoire et en faire un outil militant. C’est une reconstruction fantasmagorique du passé, destinée essentiellement à justifier le combat d’aujourd’hui et de demain au nom d’une souffrance créée de toutes pièces. On explique au jeune que ses échecs d'aujourd'hui sont la suite directe de la colonisation de ses grands-parents. Cela crée une dette que la société française ne pourrait jamais rembourser. La guerre d'Algérie est présentée comme une matrice. La police nationale d'aujourd'hui est comparée aux forces coloniales d'hier. Cela légitime les émeutes des banlieues. Le jeune ne se voit plus comme un délinquant ou un citoyen en colère, mais comme un «résistant» anticolonial.
L'aboutissement final est la rupture totale avec l'appartenance nationale. Cette couche mémorielle permet de briser l'appartenance nationale. Le jeune refuse l’assimilation et l’être Français se sent plus proche d'un combattant d'Algérie de 1954 ou d'une figure de Cordoue du Xe siècle que de son voisin de palier. C'est le passage de l'identité française subie à l'identité islamique choisie : la Oumma.
Des relais médiatiques spécifiques assurent la diffusion de ce récit. J’aurais pu citer plusieurs exemples qui se multiplient à l’heure du scrolling. Je propose ici le cas d’un militant franco-algérien, résidant à Marseille, mais qui collabore activement avec le média turc pro-Erdogan Yani Şhafak (Nouvelle aube). Il milite sous le pseudonyme de : JOLAPEH. Il s’adresse aux jeunes des quartiers avec virulence pour parler de l’Andalousie, de la Palestine, de la guerre d’Algérie, des figures musulmanes qui ont marqué le jihad contre les colonisations française, espagnole et italienne. Sur YouTube, il anime aussi la chaîne OVPSM et invite Tariq Ramadan ainsi qu’une ribambelle de prédicateurs radicaux…
Enfin, tout cet édifice repose sur une clé de voûte religieuse radicale. Si l'humour et le rap servent de portes d'entrée. Si la victimisation et la mémoire servent de murs de séparation, le dogme islamique sert de clé de voûte de l’édifice de rupture. A ce stade, on ne rigole plus. On ne danse pas. On s’arme religieusement et on lit la littérature du jihad. Pour que l’on se rende compte de la continuité de l’endoctrinement à travers ces 5 couches successives et superposées, voici le profil d’un courageux agitateur palestinien qui se cache derrière un pseudonyme : il est connu publiquement sous le nom de «Ehmad Ibrahim» alors que son vrai nom civil à la naissance est Timour-Safad al-Rifaï. On le voit dans toutes les manifestations pro-Hamas. Il galvanise les foules et radicalise les jeunes par un discours dogmatique hybride, à mi-chemin entre l’Egyptien Sayyid Qutb et le Saoudien Muhammad ibn Abdelwahhab : le frérosalafisme dans toute sa complicité.
Il est d'ailleurs stupéfiant de voir comment ces thèses s'installent à l'université. Ce militant a la particularité d’avoir soutenu un mémoire de Master 2, en 2020/2021, à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Sous la direction des professeurs Philippe Pétriat et Pierre Vermeren (!), le sujet de son mémoire est, accrochez-vous : «L’imam guerrier, Izz al-Din al-Qassam : Entre héritage ottoman et défi colonial». L’inspirateur des Brigades al-Qassam, coupables des attentats et du Pogrom du 7 octobre 2023, a trouvé toute sa place au sein de l’Université française dans la lignée de la thèse de Nabil Ennasri sur Youssef al-Qaradawi.
Diplomatie et ingérences : les responsabilités politiques de l'Autorité palestinienne et du Qatar
Devant un tel constat, l'imminence d'une fracture majeure ne peut être ignorée. La guerre civile pointe le bout de son nez. Quand deux populations ne partagent plus aucun code, ni le rire, ni les valeurs, ni l'histoire, ni le sacré, la cohabitation devient une friction permanente qui ne demande qu'une étincelle pour s'embraser. Et ce n’est certainement pas El Yess Zareli, aka Elias D’Imzalène, qui pourrait arranger la situation avec son appel séditieux à l’intifada dans les rues de Paris…
Certaines personnalités diplomatiques semblent d'ailleurs encourager cette dérive. Ce n’est pas non plus l’ambassadrice de l’Autorité palestinienne à Paris, Hala Abou Hassira, qui pourrait apaiser les tensions tant elle souffle sur les braises, protégée par son statut diplomatique. Par son refus de condamner le Pogrom du 7 octobre et son affichage ouvertement décomplexé aux côtés de formations politiques comme LFI ou le PCF, Hala Abou Hassira s’éloigne dangereusement de l’obligation de réserve imposée par l’article 41 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
Le silence du gouvernement français à cet égard est pour le moins troublant. L’actuel ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a récemment sévi contre l’ambassadeur américain qui a dénoncé la violence politique d'extrême gauche après la mort de Quentin Deranque, se montre curieusement insensible aux ingérences de l’ambassadrice palestinienne qui durent depuis plusieurs années. Deux poids, deux mesures ? Peur de "la rue arabe" ? En participant à des meetings et en s'immisçant dans le paysage électoral, Hala Abou Hassira ne se contente plus de représenter son État, mais devient une actrice de la vie politique nationale et locale. Cette confusion des genres entre diplomatie et militantisme partisan constitue une entorse directe au principe de non-ingérence, car un ambassadeur doit entretenir des relations avec l'État hôte dans sa globalité, et non servir de levier électoral à des partis politiques spécifiques : LFI et l’extrême-gauche pour ne pas les nommer.
Ce positionnement sort clairement du cadre diplomatique conventionnel. Par ailleurs, son refus de condamner explicitement les massacres du 7 octobre, couplé à sa proximité avec des collectifs radicaux tels que BDS ou «Urgence Palestine», alimente un narratif islamo-gauchiste qui menace sérieusement la cohésion nationale. Dans un climat marqué par une explosion des actes anti-Juifs en France, ce positionnement sort du cadre de la simple défense des intérêts palestiniens pour frôler l'incitation aux tensions communautaires. En agissant ainsi, elle prend le risque de troubler l'ordre public de l'État accréditaire, de la France, une limite rouge que la Convention de Vienne impose de respecter scrupuleusement pour garantir la paix civile sur le territoire d'accueil.
La question de son maintien en poste se pose alors avec acuité. En jouant ainsi sur la ligne de crête entre influence diplomatique et subversion politique, Hala Abou Hassira, pourrait-elle s'exposer à une convocation ou à une déclaration de persona non grata ? Si le Quai d’Orsay fait preuve d’une retenue notable pour éviter une crise internationale en plein conflit au Proche-Orient, son attitude crée un précédent où le statut diplomatique sert de bouclier à un activisme qui fragilise la souveraineté française. À force de privilégier la rue et les tribunes partisanes au détriment des canaux officiels et neutres, elle transforme sa mission de représentation en un outil de polarisation et de radicalisation insupportable. Allo Jean-Noël Barrot ? C’est au sujet d’Hala Abou Hassira…
Au-delà de l'Autorité palestinienne, d'autres puissances agissent dans l'ombre. L’ingérence du Qatar n’a rien à envier à celle de l’Autorité palestinienne. Depuis l’ère Sarkozy, le Qatar déploie son emprise sur l’islam et les banlieues. On ne compte plus le nombre de décryptages et d’enquêtes qui s’empilent pour documenter cette nuisance qui a détruit tant de nations arabes. En France et en Europe, le Qatar mène des opérations de corruption dont la justice s’est saisie. Pour l’instant, on pédale dans la semoule : tout semble dans les tuyaux mais rien ne sort contrairement à d’autres affaires où la célérité judiciaire est de mise.
En attendant les procès, certains circuits d'influence sont déjà documentés. En attendant les procès de Nabil Ennasri et de Jean-Pierre Duthion, entre autres, je vous propose ce document qui décrit comment Sihem Souid, lobbyiste à la solde du Qatar, pratique le rabattage halal à partir de son cabinet Edile Consulting, organise des voyages à Doha, tout frais pris en charge par l'émirat gazier, en invitant politiques et journalistes, et comment elle permet au Qatar de tisser des liens forts avec Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée...
Ces relations troubles touchent des élus de premier plan. La députée Farida Amrani fait partie de ces profils qui intéressent grandement le Qatar. Elle peut offrir à LFI sa «première ville-préfecture» : Évry-Courcouronnes dans l’Essonne. En visionnant ce document vidéo, on comprend que son profil est qataro-compatible tant elle coche de nombreuses cases : communautarisme, victimisation, galvanisation des jeunes, islamo-palestinisme sur terre et en mer. L’ingratitude républicaine en écharpe tricolore.
D'autres figures de LFI présentent des proximités tout aussi questionnables. L’autre députée est Nathalie Oziol. Elle a accompagné Jean-Luc Mélenchon à rencontrer le deuxième homme fort de la diplomatie du Qatar à l’hôtel Peninsula à Paris, comme le révèlent le site «La Lettre» et «Le Canard Enchaîné». Candidate à la mairie de Montpellier, sa proximité dangereuse et assumée avec Raphaël Arnault, «La Jeune Garde», «Urgence Palestine» et les jeunes militants du GEDR interroge. Son refus d’utiliser l’expression «fanatique musulman» pour décrire le profil du jihadiste qui a décapité Samuel Paty restera comme une tache indélébile sur son CV. Sa proximité avec des figures fréristes et islamogauchistes aux USA et sa fascination pour Zohran Mamdani éclaire d’un nouveau jour le sens de son engagement politique au sein de LFI…
Le sursaut républicain a besoin aussi de maire-courage
Heureusement, face à ce tableau, des élus locaux résistent encore. Dans ces eaux troubles où nagent des femmes et des hommes politiques ainsi que des élus complices du mal islamique et de ses bailleurs de fonds et protecteurs nationaux et internationaux, il conviendrait de saluer la détermination française et républicaine de tant d’élus locaux qui défendent sous les menaces, les injures, une certaine idée de la France. Ils sont nombreux à refuser l’islamisation à marche forcée de tant de territoires. Ils se reconnaîtront et méritent d’être reconduits car le moment politique est grave.
Parmi eux, certaines figures incarnent ce combat au quotidien. Le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, en fait partie. Qu’ils soient tous remerciés chaleureusement. Ils incarnent réellement et au quotidien l’esprit gaulliste de cette France qui se bat, de cette France éternelle. Le vote, les 15 et 22 mars prochains, doit tenir compte des risques culturelles et sécuritaires que Gilles Platret explique finement à la fin de cette vidéo...
Pour conclure ce tour d'horizon, je vous invite à approfondir cette analyse. En finissant l’écriture et la préparation de ces 20 documents pour éclairer les électeurs à la veille d’une échéance à très haut risque, je ne peux que recommander la lecture de : LFI, anatomie d’une perversion qui vient juste de paraître aux éditions David Reinharc.
L'élection à venir sera un moment de vérité pour notre nation. Le 15 mars est certes le premier tour des élections municipales, mais cette échéance est aussi une date que l’islamo-gauchisme va utiliser sans modération pour flatter les bas instincts victimaires du vote musulman. Cette date a été choisie par les relais du frérisme aux Nations Unies pour commémorer ladite «journée internationale contre l’islamophobie». Elle sert de pivot pour verser des larmes de crocodile à la date anniversaire des attentats commis dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande le 15 mars 2019. Le 15 mars est aussi la date anniversaire de la loi interdisant en 2004 le port de signes religieux ostensibles à l’Ecole. Une loi que l’islamo-gauchisme veut abroger.
Le danger est désormais immédiat et multiforme. Dans ce contexte, LFI et d’autres forces de Gauche et d’extrême-gauche ont fait le choix de fracturer la France et de précipiter son avenir dans le chaos. Hier la radicalisation violente des esprits se faisait via le CCIF, «La Jeune Garde», «Urgence Palestine»… Aujourd’hui, c’est le collectif jeune «Génération Espoir, Dignité, Résistance» qui prend le relais et bordélise les établissements scolaires, les quartiers et les manifestations.
Il ne faut jamais oublier que, dans ce combat, la symbolique est capitale. Il est enfin crucial de souligner que le choix de l'acronyme GEDR dépasse la simple abréviation pour s'ancrer dans une symbolique linguistique profonde. Phonétiquement, il renvoie au mot arabe (جذر), Jidhr, qui signifie «Racine». Cette homophonie permet au mouvement de pratiquer un bilinguisme tactique. Tandis que le public y voit des concepts universels (Espoir, Dignité…), le public initié y perçoit un appel à l'enracinement islamique identitaire et à la préservation d'une essence culturelle face à l'influence de l’Occident. Dans la rhétorique politique islamiste, la «racine» évoque l'immuabilité des fondements religieux face aux tempêtes de la modernité, confirmant ainsi la volonté du collectif de faire «souche» de manière quasi-organique, souterraine et résistante au sein de la société française. Qui osera l’arracher ?



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